{"id":1106,"date":"2024-06-20T15:17:56","date_gmt":"2024-06-20T13:17:56","guid":{"rendered":"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/?p=1106"},"modified":"2024-12-15T10:45:42","modified_gmt":"2024-12-15T09:45:42","slug":"1106","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/index.php\/2024\/06\/20\/1106\/","title":{"rendered":"Conf\u00e9rence de Gilles de Gantes sur la \u00ab\u00a0villa Simone\u00a0\u00bb, 28 mai 2024"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>Le texte qui suit est un essai sur l\u2019histoire d\u2019un hameau de Six-Fours, celui de Simon, qui s\u00a0\u00bbest vu appeler ensuite \u00ab\u00a0villa Simone\u00a0\u00bb, hameau situ\u00e9 entre le hameau de Audibert et la route des Sablettes, \u00e0 l\u2019Est du hameau de Bayle. <br>Ce texte a servi de base \u00e0 une conf\u00e9rence donn\u00e9e le 26 mai 2024 dans le jardin de la Simone par Gilles de Gantes membre des Amis du Patrimoine de Six-Fours pour le compte du CCAS de Six-Fours et de ses activit\u00e9s autour des \u2018Seniors dynamiques\u2019.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"975\" src=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/vi-simone-j-des-seniors001-1024x975.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1107\" srcset=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/vi-simone-j-des-seniors001-1024x975.jpg 1024w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/vi-simone-j-des-seniors001-300x286.jpg 300w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/vi-simone-j-des-seniors001-768x731.jpg 768w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/vi-simone-j-des-seniors001-1140x1085.jpg 1140w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/vi-simone-j-des-seniors001.jpg 1147w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\">\/<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>J\u2019ai b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 pour le r\u00e9diger de l\u2019aide de G\u00e9rard Delahaye qui a \u00e9t\u00e9 le dernier co-propri\u00e9taire priv\u00e9 du lieu, en tant que petit-fils de Juliette Paul, dont les grands-parents avaient acquis la propri\u00e9t\u00e9 et de Emile G\u00e9rard, son \u00e9poux, qui l\u2019avait restructur\u00e9 dans les ann\u00e9es 1930. G\u00e9rard Delahaye m\u2019a confi\u00e9 nombre de souvenirs du lieu et m\u2019a donn\u00e9 de renseignements qu\u2019il tenait de Claudie Chambat, historienne de Six-Fours, qui a men\u00e9 des recherches bien plus approfondies que les miennes.<\/strong><br><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le site de la \u00ab\u00a0villa \u00ab\u00a0Simone\u00a0\u00bbappel\u00e9e autrefois \u00ab\u00a0hameau Simon\u00a0\u00bb.<\/h2>\n\n\n\n<p>\/<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>Le hameau est orient\u00e9 Est-Ouest et regarde vers le sud et le ruisseau du Pontillot. La zone est mar\u00e9cageuse.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\/<\/p>\n\n\n\n<p><strong>A la source du Pontillot, un mar\u00e9cage contenu par des couches argileuses \u00e0 la croix de Palun, au croisement de la route de la Seyne \u00e0 Janas, aliment\u00e9 par des eaux descendant de Lombard et Bastian, qui passent par le haut Pascal. Le Pontillot qui re\u00e7oit plusieurs \u00e9missaires descendant de Pourquier par Audibert, au niveau de Simon (partiellement canalis\u00e9&nbsp;: le conduit est visible le long de l\u2019acc\u00e8s pi\u00e9ton de la Simone), file ensuite plein Ouest vers la Cauqui\u00e8re, franchissant la traverse Bayle puis le haut de la rue R\u00e9publique sous un ponceau (aujourd\u2019hui disparu, il \u00e9tait encore visible dans les ann\u00e9es 1980, \u00e0 peu pr\u00e8s en face de l\u2019ancienne Poste), et longe ensuite les jardins des maison align\u00e9es c\u00f4t\u00e9 Nord de la rue R\u00e9publique, passe sous le cin\u00e9ma, au nord de la place des Poilus avant d\u2019arriver au Pont du Brusc, puis de filer vers la mer.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Marius Autran d\u00e9signe toute la zone entre Janas et Reynier comme \u2018les pr\u00e9s de Reynier\u2019. D\u2019ailleurs, une d\u00e9lib\u00e9ration municipale du 24 mai 1874 signale que le chemin entre la grande route de Toulon (correspond \u00e0 l\u2019entr\u00e9e ancienne de l\u2019agglom\u00e9ration dite de Reynier) et le quartier d\u2019Isnard (bas de la Mascotte&nbsp;: correspond \u00e0 l\u2019ancienne propri\u00e9t\u00e9 Boulet) est incommode du fait que le Pontillot coule au milieu&nbsp;: la construction d\u2019un pont est envisag\u00e9e. Un peu plus tard, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1880, lorsque diff\u00e9rentes municipalit\u00e9s envisag\u00e8rent de construire un groupe scolaire, un emplacement au nord de la place neuve (place des Poilus) fut rejet\u00e9 car n\u00e9cessitant la construction d\u2019un pont pour y acc\u00e9der et un autre pr\u00e8s de la Cauqui\u00e8re, au nord de Ferrin parce qu\u2019il aurait fallu construire sur pilotis (ou plut\u00f4t, piliers b\u00e9tonn\u00e9s), ce qui augmentait consid\u00e9rablement le co\u00fbt.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dans les ann\u00e9es 1940, les pr\u00e9s \u00e9taient inond\u00e9s trois \u00e0 quatre mois dans l\u2019ann\u00e9e. Les \u00e9leveurs y faisaient deux ou trois r\u00e9coltes de foin dans l\u2019ann\u00e9e et amenaient leurs b\u00eates &nbsp;une fois les pr\u00e9s fauch\u00e9s. Andr\u00e9 Val\u00e9rien se souvient qu\u2019il allait acheter le lait au hameau de Mouton (ma traduction, il dit du c\u00f4t\u00e9 de Lidl) depuis Audibert. Pour lui, dans son souvenir, toute la zone depuis le rond-point de la 9<sup>\u00e8me<\/sup> DIC jusqu\u2019aux \u00e9coles (les anciennes \u00e9coles) \u00e9taient constamment humides. Le fait a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 par G\u00e9rard Delahaye et par Henri Long (entretien avec Andr\u00e9 Val\u00e9rien, 2 f\u00e9vrier 2024&nbsp;; entretien avec Henri Long du 26 mai 2024. Andr\u00e9 Val\u00e9rien est n\u00e9 vers 1938, ses parents r\u00e9sidaient \u00e0 Audibert depuis les ann\u00e9es 1920&nbsp;; Henri Long est n\u00e9 en 1935 et sa famille r\u00e9sidait \u00e0 Simon puis \u00e0 Audibert jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1960). Un stade existait d\u2019ailleurs entre le bas du chemin de Pascal et l\u2019actuel bassin de r\u00e9tention et, dans les ann\u00e9es 1970 que j\u2019ai moi-m\u00eame connues, les pr\u00e9s servaient \u00e0 l\u2019occasion de terrain d\u2019entra\u00eenement pour l\u2019\u00e9cole de rugby&nbsp;: j\u2019ai le souvenir tr\u00e8s vif d\u2019un sol spongieux, plut\u00f4t confortable en cas de placage.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les hameaux de la zone ne se trouvent pas dans le lit majeur du Pontillot qui atteint 400 m\u00e8tres de large environ mais sur ses rives.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sur la rive gauche de ce lit majeur se succ\u00e8dent Mouton, Gu\u00e9rin, All\u00e8gre, Isnard, Ferrin, Fabre, puis Reynier et Brunette\u2026 Sur la rive droite Pascal surmont\u00e9 de Lombard, Simon, surmont\u00e9 d\u2019Audibert, puis Bayle et la Cauqui\u00e8re\u2026 Certains des hameaux les plus proches du fleuve semblent plus r\u00e9cents que les hameaux qui les surmontent, comme s\u2019ils avaient \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s plus tardivement.\/<\/p>\n\n\n\n<p>\/<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le Hameau Simon au XVIII\u00b0 et XIX\u00b0 si\u00e8cles.<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"563\" src=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/villa-simone_1reduit.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1171\" srcset=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/villa-simone_1reduit.jpg 1000w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/villa-simone_1reduit-300x169.jpg 300w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/villa-simone_1reduit-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>En l\u2019\u00e9tat actuel des recherches, je ne remonte pas avant le cadastre de 1829, mais Claudie Chambat avait remont\u00e9 au XVIII\u00e8me si\u00e8cle o\u00f9 elle avait rep\u00e9r\u00e9 un premier mouvement de concentration fonci\u00e8re.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td colspan=\"4\">Cadastre de 1829. Du Nord-Ouest au Sud-Est.<strong> En gras, les parcelles correspondant \u00e0 la Simone<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>N\u00b0<\/strong><\/td><td><strong>Sup. (m2)<\/strong><\/td><td><strong>usage<\/strong><\/td><td><strong>propri\u00e9taire<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>1346<\/td><td>1460<\/td><td>vigne<\/td><td>Etienne Martinenq, calfat \u00e0 Bayle<\/td><\/tr><tr><td>1344<\/td><td>2800<\/td><td>vigne<\/td><td>Hyacinthe Denans, m\u00e9nager \u00e0 Audibert.<\/td><\/tr><tr><td>1243<\/td><td>840<\/td><td>vigne<\/td><td>Joseph Laurent Verlaque, calfat er, Pourqueiron.<\/td><\/tr><tr><td>1284<\/td><td>16060<\/td><td>vigne<\/td><td>Jean-Jacques Gambin, mar\u00e9chal de camp, Toulon.<\/td><\/tr><tr><td>1345<\/td><td>2300<\/td><td>vigne<\/td><td>Jean S\u00e9bastien Pourquier, calfat er, Ferrin<\/td><\/tr><tr><td><strong>1341<\/strong><\/td><td><strong>780<\/strong><\/td><td><strong>vigne<\/strong><\/td><td><strong>Jean Baptiste Mabilli, calfat, Audibert.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>1242<\/strong><\/td><td><strong>590<\/strong><\/td><td><strong>labour<\/strong><\/td><td><strong>Toussaint Martinenq, forgeron \u00e0 Pascal<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>1327<\/td><td>3540<\/td><td>vigne<\/td><td>Jean-Louis Gras, m\u00e9nager \u00e0 Reynier<\/td><\/tr><tr><td><strong>1340<\/strong><\/td><td><strong>400<\/strong><\/td><td><strong>vigne<\/strong><\/td><td><strong>Jean-Fran\u00e7ois Laugier, officier de sant\u00e9 \u00e0 Audibert.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>1339<\/strong><\/td><td><strong>1120<\/strong><\/td><td><strong>vigne<\/strong><\/td><td><strong>Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Etienne, boulanger \u00e0 Audibert<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>1238<\/strong><\/td><td><strong>500<\/strong><\/td><td><strong>labour<\/strong><\/td><td><strong>Marie Mabilli (r\u00e9side \u00e0 Pascal)<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>1326<\/td><td>3080<\/td><td>labour<\/td><td>Jean-Louis Gras, m\u00e9nager \u00e0 Reynier<\/td><\/tr><tr><td><strong>1329<\/strong><\/td><td><strong>2020<\/strong><\/td><td><strong>vigne<\/strong><\/td><td><strong>Jacques Richelme, cordonnier \u00e0 Simon.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td><strong>1294<\/strong><\/td><td><strong>1160<\/strong><\/td><td><strong>vigne<\/strong><\/td><td><strong>Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Etienne, boulanger \u00e0 Audibert<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>1325<\/td><td>1140<\/td><td>vigne<\/td><td>Claire Audibert, veuve Daniel, Bayle.<\/td><\/tr><tr><td>1304<\/td><td>220<\/td><td>Labour<\/td><td>Joseph Sigalon, cultivateur, Pourquier<\/td><\/tr><tr><td>1305<\/td><td>610<\/td><td>Pr\u00e9<\/td><td>Jean Laurent Lombard, propri\u00e9taire, Audibert<\/td><\/tr><tr><td><strong>1295<\/strong><\/td><td><strong>890<\/strong><\/td><td><strong>Labour<\/strong><\/td><td><strong>Jacques Richelme, cordonnier \u00e0 Simon.<\/strong><\/td><\/tr><tr><td>1297<\/td><td>730<\/td><td>labour<\/td><td>Jean-Fran\u00e7ois Laugier, officier de sant\u00e9 \u00e0 Audibert.<\/td><\/tr><tr><td>1299<\/td><td>1440<\/td><td>Pr\u00e9<\/td><td>Jean Laurent Lombard, propri\u00e9taire, Audibert<\/td><\/tr><tr><td>1290<\/td><td>134<\/td><td>Labour<\/td><td>Jean-Fran\u00e7ois Laugier, officier de sant\u00e9 \u00e0 Audibert.<\/td><\/tr><tr><td>1291<\/td><td>160<\/td><td>Labour<\/td><td>Joseph Espanet<\/td><\/tr><tr><td>1289<\/td><td>480<\/td><td>Labour<\/td><td>Fran\u00e7ois Martinenq, ma\u00e7on \u00e0 Pascal<\/td><\/tr><tr><td>1285<\/td><td>1850<\/td><td>vigne<\/td><td>Jean Joseph Fabre, gardien de marine, Audibert.<\/td><\/tr><tr><td>1286<\/td><td>1150<\/td><td>pr\u00e9<\/td><td>Jean Laurent Lombard, propri\u00e9taire, Audibert<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>\/<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La premi\u00e8re surprise concernant l\u2019occupation des sols dans la zone en 1829 est que, contrairement \u00e0 ce qui vient d\u2019\u00eatre \u00e9voqu\u00e9 quant au site, les abords de Simon ne sont pas utilis\u00e9s par des \u00e9leveurs mais sont un oc\u00e9an de vignes.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>En 1829, les parcelles qui seront plus tard rassembl\u00e9es dans la Simone des familles Paul\/G\u00e9rard sont alors presque enti\u00e8rement plant\u00e9es en vignes et appartient en gros pour moiti\u00e9 \u00e0 Jacques Richelme, un cordonnier qui r\u00e9sidait \u00e0 Simon (2020m2 partie sud-ouest) et au boulanger Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Estienne qui r\u00e9side alors \u00e0 Audibert (1120m2 dans la partie nord-ouest et 1160m2 dans la partie sud-est). Le mur qui existe encore aujourd\u2019hui correspond \u00e0 la limite entre la vigne de Jacques Richelme et celle de Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Etienne.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"994\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/vil-simone-parcelaire-994x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1110\" srcset=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/vil-simone-parcelaire-994x1024.jpg 994w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/vil-simone-parcelaire-291x300.jpg 291w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/vil-simone-parcelaire-768x791.jpg 768w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/vil-simone-parcelaire-1140x1175.jpg 1140w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/vil-simone-parcelaire.jpg 1284w\" sizes=\"auto, (max-width: 994px) 100vw, 994px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Les parcelles qui correspondent au parking actuel, 1000 m2, sont des labours appartenant \u00e0 <strong>des habitants du hameau de Pascal.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacques Richelme,<\/strong> n\u00e9 vers 1755, est un cordonnier originaire de la haute-vall\u00e9e du Verdon et il est l\u2019\u00e9poux d\u2019une Jaufret, originaire de la m\u00eame r\u00e9gion. Une de ses filles, Rose Anne Richelme, n\u00e9e \u00e0 Six-Fours en 1784, \u00e9pousera en 1806 un cordonnier originaire de Beauvezer. Les<strong> familles Richelme et Jauffret <\/strong>sont repr\u00e9sentatives d\u2019un courant migratoire cons\u00e9quent entre les ann\u00e9es 1750 et 1850 entre Six-Fours d\u2019une part et la haute vall\u00e9e du Verdon (Beauvezer, Thorame-Basse et Thorame-Haute surtout), courant migratoire nourri par la transhumance ovine et aussi bovine (transhumance inverse), ce qui explique le nombre important de bergers, mais aussi de laitiers et de cordonniers \u00e0 Six-Fours. Jacques Richelme r\u00e9side \u00e0 Audibert en 1787 alors que le cadastre de 1829 le recense \u00e0 Simon. Incertitudes ici&nbsp;: au XVIII\u00e8me si\u00e8cle, Simon semble avoir \u00e9t\u00e9 une d\u00e9pendance de Audibert, peut-\u00eatre une extension.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019autre propri\u00e9taire important de Simon en 1829, le boulanger Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Estienn<\/strong>e (suivant les actes, le patronyme est indiff\u00e9remment orthographi\u00e9 Estienne et Etienne), est n\u00e9 vers 1796. Son p\u00e8re, Louis Andr\u00e9 Estienne, ancien marin n\u00e9 vers 1762, veuf de C\u00e9cile Jouglas, vit avec lui (recensement de 1841 et Acte de D\u00e9c\u00e8s du 14 janvier 1843). Il est premier adjoint au maire depuis au moins 1841, maire par interim d\u00e9but juillet 1843, puis maire entre 1858 et 1860. Son fils, Laurent Jacques Robert Estienne a \u00e9t\u00e9 maire nomm\u00e9 de Six-Fours entre d\u00e9cembre 1869 et octobre 1870, puis de nouveau nomm\u00e9 entre f\u00e9vrier 1874 et octobre 1876 (\u00e9poque de l\u2019Ordre moral). &nbsp;Il s\u2019agit de notables et de notables conservateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Le hameau de Simon compte 24 habitants en 7 foyers en 1841 (pour comparaison, Bayle compte 29 habitants en 1841), pour trois \u00e0 cinq maisons ind\u00e9pendantes, parmi lesquels<strong> la famille Estienne <\/strong>(5 personnes, auxquelles il faut sans doute ajouter le foyer de Pauline Etienne, \u00e9pouse du cultivateur<strong> Jacques Andr\u00e9 Pascal). <\/strong>En 1856, Simon ne compte plus que 18 habitants (Bayle 31) en 4 foyers puis en 1876, \u00e0 la veille de l\u2019installation de la famille Paul, 20 habitants (Bayle 32) en 7 foyers et 7 maisons.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pour r\u00e9sumer, avant les ann\u00e9es 1880, Simon abrite 4 \u00e0 7 foyers et une vingtaine de personnes, pour un b\u00e2ti qui comprend quatre \u00e0 cinq maisons&nbsp;: le b\u00e2timent \u00e0 l\u2019entr\u00e9e ouest a en effet \u00e9t\u00e9 rajout\u00e9 par les Paul. Restent donc la ligne de trois maisons qui constitue Simon \u00e0 proprement parler (sur cette ligne, la maison la plus \u00e0 l\u2019Est est la plus r\u00e9cente), puis deux b\u00e2timents isol\u00e9s au sud-est.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-large-font-size\"><strong>Vers 1900 ce hameau devient une r\u00e9sidence d\u2019\u00e9t\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\/<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>Avant 1930&nbsp;: la Simone des Paul<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les Paul ont peu \u00e0 peu acquis les maisons et terrains dans les ann\u00e9es 1880\/1890.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Aim\u00e9 Honnor\u00e9 Paul (1845-1921) est n\u00e9gociant \u00e0 Toulon o\u00f9 il exerce au 10 boulevard de Strasbourg, assez important pour avoir pr\u00e9sid\u00e9 un temps la Chambre de Commerce de la ville. Il r\u00e9side rue Gimelli, dans le quartier de la gare de Toulon qui a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre loti dans les ann\u00e9es 1850 et il recherche une r\u00e9sidence d\u2019\u00e9t\u00e9. Le 3 mai 1885, il ach\u00e8te aux Etienne qui \u00e9taient endett\u00e9s aupr\u00e8s de lui&nbsp;: \u00e0 Anne Claire Fabre d\u2019une part, veuve de Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Etienne&nbsp;; \u00e0 Laurent Robert Etienne et \u00e0 son \u00e9pouse Hortense Fabre d\u2019autre part. Laurent Robert Etienne est le fils de Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Etienne et de Anne Claire Fabre et il a \u00e9t\u00e9 maire de Six-Fours dans les ann\u00e9es 1870. Les Fabre avaient \u00e9galement \u00e9t\u00e9 possessionn\u00e9s dans le quartier d\u2019apr\u00e8s le cadastre de 1829. Sur le m\u00eame cadastre, Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Etienne poss\u00e9dait les parcelles 1294 (sud-est) et 1339 (ouest), plant\u00e9es en vignes pour une superficie totale de pr\u00e8s de 2300 m2.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La famille Paul continuera \u00e0 se livrer \u00e0 des achats dans la zone en 1887 (aupr\u00e8s de Curet), 1888 (Aillaud) ou 1893 (famille Gantelme) pour constituer un domaine d\u2019un seul tenant<\/strong>. <strong>C\u2019est sans doute \u00e0 ce moment<\/strong> <strong>que le hameau de Simon a peu \u00e0 peu commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre nomm\u00e9 la Simone.<\/strong> Un peu plus haut, dans le hameau de Patin, c\u2019est le moment o\u00f9 la propri\u00e9t\u00e9 du maire Joseph Raynaud a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre nomm\u00e9e \u2018campagne Raynaud\u2019 puis la Rayni\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>A ce stade, la propri\u00e9t\u00e9 est donc une r\u00e9sidence d\u2019\u00e9t\u00e9, mais elle abrite des habitants \u00e0 l\u2019ann\u00e9e et elle est cultiv\u00e9e par des fermiers. La famille Constant, du Brusc, pratiquait la culture de l\u00e9gumes dans la partie sud-ouest par exemple ou la famille Hugues dans les ann\u00e9es 1940. Cela explique les \u00e9quipements collectifs (les grands bassins qui servaient aux habitants de Simon et \u00e0 ceux d\u2019Audibert et la lessive&nbsp;; G\u00e9rard Delahaye se souvient que Mme Long, de Audibert, venait y faire sa lessive jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1960) et les usages collectifs (les cabinets ext\u00e9rieurs qui servent pour engraisser les terrains horticoles, comme le bassin qui se trouve au sud-ouest&nbsp;; la noria qui se trouve au dessus du puits ovo\u00efde). Le choix de certains arbres fruitiers (amandiers et figuier sur l\u2019emplacement du parking actuel) tout comme celui de construire des clapiers \u00e0 lapin (b\u00e2timent s\u00e9par\u00e9 \u00e0 l\u2019ouest), montre que les propri\u00e9taires comptaient se nourrir en partie des productions de leur propri\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>On notera \u00e9galement que les trois maisons demeurent bien s\u00e9par\u00e9es, chacune abritant une structure autonome avec cuisine, salle \u00e0 manger et cellier. L\u2019impression d\u2019un ensemble homog\u00e8ne vient de la r\u00e9fection des fa\u00e7ades nord \u00e0 l\u2019\u00e9poque des Paul, vers 1900 puis de la r\u00e9fection des toitures par Pastourelly dans les ann\u00e9es 1960. La maison qui se trouve le plus \u00e0 l\u2019Est de la ligne a \u00e9t\u00e9 lou\u00e9e par la famille Paulhiac, originaire de Champagne et r\u00e9fugi\u00e9e pendant la guerre, jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1980. L\u2019habitation s\u00e9par\u00e9e qui se trouve dans la partie sud-est est \u00e9galement lou\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, alors que le hameau abritait une vingtaine de personnes avant les ann\u00e9es 1880, c\u2019est-\u00e0-dire autant que le hameau de Bayle, il n\u2019en h\u00e9berge plus que 12 en 4 foyers en 1886&nbsp;: celui d\u2019un boulanger, ceux de deux retrait\u00e9s et celui d\u2019un cultivateur \u00e2g\u00e9 de 77 ans. Si la propri\u00e9t\u00e9 est cultiv\u00e9e, elle ne l\u2019est pas par des r\u00e9sidents. D\u2019ailleurs, le hameau se d\u00e9peuple ensuite&nbsp;: 6 personnes en 2 foyers en 1891, 10 en 2 foyers, les m\u00eames, en 1896. Finalement, le hameau n\u2019appara\u00eet plus dans le recensement de 1911.<\/p>\n\n\n\n<p>Les trois fils de Aim\u00e9 Honnor\u00e9 Paul, No\u00ebl, Alexandre et L\u00e9once, h\u00e9ritent de la propri\u00e9t\u00e9 en 1921. Ils se la partagent tout en continuant \u00e0 en user comme r\u00e9sidence d\u2019\u00e9t\u00e9. C\u2019est le mariage de Juliette Paul (1893-1985), fille de L\u00e9once avec Emile G\u00e9rard (1887-1938), qui d\u00e9bouchera sur le rassemblement des parcelles et aussi sur une restructuration coh\u00e9rente de la propri\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>La Simone des G\u00e9rard<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019acquisition<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-67d53439f37cac74feb3a3a94500652c\"><strong>Emile G\u00e9rard est un des descendants de Joseph Dominique G\u00e9rard (1774-1830), natif de Cotignac et n\u00e9gociant \u00e0 Toulon au moment de son d\u00e9c\u00e8s. <\/strong>Le fils de ce dernier, <a>Emile G\u00e9rard (1802-1857) est adjudicataire des messageries avec la Corse par Toulon de 1830 \u00e0 1842, puis acquiert les Salins du Pesquier \u00e0 Hy\u00e8res en mars 1848. Il r\u00e9side alors 35 rue des Chaudronniers (rue d\u2019Alger) \u00e0 Toulon. Ses deux fils, Charles (1829-1907) et Louis (1844-1907) lui succ\u00e8dent. Ils appartiennent au m\u00eame milieu social que Aim\u00e9 Honnor\u00e9 Paul et, pour Louis G\u00e9rard, \u00e0 la m\u00eame g\u00e9n\u00e9ration que lui. Les trois fils de Louis G\u00e9rard, Pierre (n\u00e9 en 1882), Charles (1884-1911) et Emile (1887-1938) lui succ\u00e8dent en 1907 \u00e0 la t\u00eate des Salins d\u2019Hy\u00e8res.<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est cet Emile G\u00e9rard qui acquiert une part de la Simone par son mariage avec Juliette Paul (maison la plus \u00e0 l\u2019ouest), les autres parts demeurant la propri\u00e9t\u00e9 des oncles de son \u00e9pouse, No\u00ebl Paul et Alexandre Paul. Emile G\u00e9rard confirmera son implantation six-fournaise lorsque la Soci\u00e9t\u00e9 des Salins d\u2019Hy\u00e8res ach\u00e8tera les salins des Embiez \u00e0 Jules de Greling en 1920.<\/p>\n\n\n\n<p>Il commence \u00e0 am\u00e9nager la part de sa femme d\u00e8s son mariage (partie occidentale, maison qui correspond \u00e0 la tonnelle, terrasse la plus soign\u00e9e) avant de racheter les parts de ses oncles No\u00ebl Paul et Alexandre Paul en 1932.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La restructuration<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Emile G\u00e9rard se livre \u00e0 une restructuration importante entre 1932 et 1938.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"577\" src=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/villa-simone_174816-1024x577.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1189\" srcset=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/villa-simone_174816-1024x577.jpg 1024w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/villa-simone_174816-300x169.jpg 300w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/villa-simone_174816-768x432.jpg 768w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/villa-simone_174816-1536x865.jpg 1536w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/villa-simone_174816-2048x1153.jpg 2048w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/villa-simone_174816-1140x642.jpg 1140w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Un nouveau chemin d\u2019acc\u00e8s (correspond \u00e0 l\u2019entr\u00e9e pi\u00e9ton) est ouvert, ce qui lui permet symboliquement d\u2019entrer dans sa propri\u00e9t\u00e9 sans passer devant chez les oncles de son \u00e9pouse et un portail marque l\u2019entr\u00e9e de la propri\u00e9t\u00e9, qui aurait servi de mod\u00e8le pour le portail de la cr\u00e8che de Delmas.<\/p>\n\n\n\n<p>Des arbres&nbsp;sont plant\u00e9s : ligne de platanes, pins et c\u00e8dres, palmiers en bordure du tennis, marronniers, tilleul qui r\u00e9pondent \u00e0 la terrasse de la maison la plus \u00e0 l\u2019Ouest, avec sa tonnelle, qui appartient \u00e0 Emile G\u00e9rard depuis les ann\u00e9es 1920.<\/p>\n\n\n\n<p>Un tennis est am\u00e9nag\u00e9 sur des terrains jusque-l\u00e0 utilis\u00e9s par des horticulteurs (au sud-ouest&nbsp;; correspond \u00e0 la parcelle 1295 du cadastre de 1829&nbsp;; 900m2 qui avaient appartenus \u00e0 Jacques Richelme).<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s pr\u00e9coce d\u2019Emile G\u00e9rard en 1938 (51 ans), sa veuve Juliette Paul conserve la propri\u00e9t\u00e9 en indivis avec ses quatre enfants (jusqu\u2019\u00e0 son d\u00e9c\u00e8s en 1985), toujours comme r\u00e9sidence d\u2019\u00e9t\u00e9, en entretenant (les toitures notamment comme je l\u2019ai signal\u00e9), mais sans modifier les structures et en continuant \u00e0 louer \u00e0 l\u2019ann\u00e9e \u00e0 des r\u00e9sidents qui participaient \u00e0 l\u2019entretien et \u00e0 la surveillance,. Comme les familles Long ou Paulhiac)<\/p>\n\n\n\n<p>Les occupations italienne (d\u00e9cembre 1942 \u00e0 septembre 1943) puis allemande (de septembre 1943 \u00e0 ao\u00fbt 1944), ont entra\u00een\u00e9 des d\u00e9gradations dans les maisons.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">En guise de conclusion<\/h2>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">l<strong>a Simone n\u2019est pas un de ces grands domaines ferm\u00e9s avec maison de ma\u00eetre que l\u2019on peut trouver sur le territoire de Six-Fours, c\u2019est le vieux hameau de Simon ce que l\u2019appellation la Simone masque tout juste<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\"><strong>Elle n\u2019est pas un de ces grands domaines uniquement d\u2019agr\u00e9ment, mais un domaine exploit\u00e9 agricolement et utilis\u00e9 collectivement par les riverains et les locataires.<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">l<strong>a restructuration par Emile G\u00e9rard, sur une p\u00e9riode tr\u00e8s courte, tr\u00e8s importante par le nouveau chemin d\u2019acc\u00e8s et aussi par le tennis, d\u00e9bouche sur ce que nous voyons aujourd\u2019hui.<\/strong><br><br><strong>Gilles de Gantes<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n    <div class=\"masteqr-postwarpper\" id=\"masteqr-wrap69e178eaaff23\"><div style=\"text-align:center\" id=\"masteqr-post69e178eaaff23\" class=\"masteqr-post\"  data-size=\"100\" data-content=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1106\"><\/div><div class =\"mqrbtnalign\" style=\"    display: flex;justify-content:center\"><div style=\"width:100px;display:flex;align-items: center;justify-content: center;font-size: small\">\n                <\/div><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le texte qui suit est un essai sur l\u2019histoire d\u2019un hameau de Six-Fours, celui de Simon, qui s\u00a0\u00bbest vu appeler ensuite \u00ab\u00a0villa Simone\u00a0\u00bb, hameau situ\u00e9 entre le hameau de Audibert et la route des Sablettes, \u00e0 l\u2019Est du hameau de Bayle. Ce texte a servi de base \u00e0 une conf\u00e9rence donn\u00e9e le 26 mai 2024 dans le jardin de la Simone par Gilles de Gantes membre des Amis du Patrimoine de Six-Fours pour le compte du CCAS de Six-Fours et de ses activit\u00e9s autour des \u2018Seniors dynamiques\u2019. \/ J\u2019ai b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 pour le r\u00e9diger de l\u2019aide de G\u00e9rard Delahaye qui a \u00e9t\u00e9 le dernier co-propri\u00e9taire priv\u00e9 du lieu, en tant que petit-fils de Juliette Paul, dont les grands-parents avaient acquis la propri\u00e9t\u00e9 et de Emile G\u00e9rard, son \u00e9poux, qui l\u2019avait restructur\u00e9 dans les ann\u00e9es 1930. G\u00e9rard Delahaye m\u2019a confi\u00e9 nombre de souvenirs du lieu et m\u2019a donn\u00e9 de renseignements qu\u2019il tenait de Claudie Chambat, historienne de Six-Fours, qui a men\u00e9 des recherches bien plus approfondies que les miennes. Le site de la \u00ab\u00a0villa \u00ab\u00a0Simone\u00a0\u00bbappel\u00e9e autrefois \u00ab\u00a0hameau Simon\u00a0\u00bb. \/ Le hameau est orient\u00e9 Est-Ouest et regarde vers le sud et le ruisseau du Pontillot. La zone est mar\u00e9cageuse. \/ A la source du Pontillot, un mar\u00e9cage contenu par des couches argileuses \u00e0 la croix de Palun, au croisement de la route de la Seyne \u00e0 Janas, aliment\u00e9 par des eaux descendant de Lombard et Bastian, qui passent par le haut Pascal. Le Pontillot qui re\u00e7oit plusieurs \u00e9missaires descendant de Pourquier par Audibert, au niveau de Simon (partiellement canalis\u00e9&nbsp;: le conduit est visible le long de l\u2019acc\u00e8s pi\u00e9ton de la Simone), file ensuite plein Ouest vers la Cauqui\u00e8re, franchissant la traverse Bayle puis le haut de la rue R\u00e9publique sous un ponceau (aujourd\u2019hui disparu, il \u00e9tait encore visible dans les ann\u00e9es 1980, \u00e0 peu pr\u00e8s en face de l\u2019ancienne Poste), et longe ensuite les jardins des maison align\u00e9es c\u00f4t\u00e9 Nord de la rue R\u00e9publique, passe sous le cin\u00e9ma, au nord de la place des Poilus avant d\u2019arriver au Pont du Brusc, puis de filer vers la mer. Marius Autran d\u00e9signe toute la zone entre Janas et Reynier comme \u2018les pr\u00e9s de Reynier\u2019. D\u2019ailleurs, une d\u00e9lib\u00e9ration municipale du 24 mai 1874 signale que le chemin entre la grande route de Toulon (correspond \u00e0 l\u2019entr\u00e9e ancienne de l\u2019agglom\u00e9ration dite de Reynier) et le quartier d\u2019Isnard (bas de la Mascotte&nbsp;: correspond \u00e0 l\u2019ancienne propri\u00e9t\u00e9 Boulet) est incommode du fait que le Pontillot coule au milieu&nbsp;: la construction d\u2019un pont est envisag\u00e9e. Un peu plus tard, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1880, lorsque diff\u00e9rentes municipalit\u00e9s envisag\u00e8rent de construire un groupe scolaire, un emplacement au nord de la place neuve (place des Poilus) fut rejet\u00e9 car n\u00e9cessitant la construction d\u2019un pont pour y acc\u00e9der et un autre pr\u00e8s de la Cauqui\u00e8re, au nord de Ferrin parce qu\u2019il aurait fallu construire sur pilotis (ou plut\u00f4t, piliers b\u00e9tonn\u00e9s), ce qui augmentait consid\u00e9rablement le co\u00fbt. Dans les ann\u00e9es 1940, les pr\u00e9s \u00e9taient inond\u00e9s trois \u00e0 quatre mois dans l\u2019ann\u00e9e. Les \u00e9leveurs y faisaient deux ou trois r\u00e9coltes de foin dans l\u2019ann\u00e9e et amenaient leurs b\u00eates &nbsp;une fois les pr\u00e9s fauch\u00e9s. Andr\u00e9 Val\u00e9rien se souvient qu\u2019il allait acheter le lait au hameau de Mouton (ma traduction, il dit du c\u00f4t\u00e9 de Lidl) depuis Audibert. Pour lui, dans son souvenir, toute la zone depuis le rond-point de la 9\u00e8me DIC jusqu\u2019aux \u00e9coles (les anciennes \u00e9coles) \u00e9taient constamment humides. Le fait a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 par G\u00e9rard Delahaye et par Henri Long (entretien avec Andr\u00e9 Val\u00e9rien, 2 f\u00e9vrier 2024&nbsp;; entretien avec Henri Long du 26 mai 2024. Andr\u00e9 Val\u00e9rien est n\u00e9 vers 1938, ses parents r\u00e9sidaient \u00e0 Audibert depuis les ann\u00e9es 1920&nbsp;; Henri Long est n\u00e9 en 1935 et sa famille r\u00e9sidait \u00e0 Simon puis \u00e0 Audibert jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1960). Un stade existait d\u2019ailleurs entre le bas du chemin de Pascal et l\u2019actuel bassin de r\u00e9tention et, dans les ann\u00e9es 1970 que j\u2019ai moi-m\u00eame connues, les pr\u00e9s servaient \u00e0 l\u2019occasion de terrain d\u2019entra\u00eenement pour l\u2019\u00e9cole de rugby&nbsp;: j\u2019ai le souvenir tr\u00e8s vif d\u2019un sol spongieux, plut\u00f4t confortable en cas de placage. Les hameaux de la zone ne se trouvent pas dans le lit majeur du Pontillot qui atteint 400 m\u00e8tres de large environ mais sur ses rives. Sur la rive gauche de ce lit majeur se succ\u00e8dent Mouton, Gu\u00e9rin, All\u00e8gre, Isnard, Ferrin, Fabre, puis Reynier et Brunette\u2026 Sur la rive droite Pascal surmont\u00e9 de Lombard, Simon, surmont\u00e9 d\u2019Audibert, puis Bayle et la Cauqui\u00e8re\u2026 Certains des hameaux les plus proches du fleuve semblent plus r\u00e9cents que les hameaux qui les surmontent, comme s\u2019ils avaient \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s plus tardivement.\/ \/ Le Hameau Simon au XVIII\u00b0 et XIX\u00b0 si\u00e8cles. En l\u2019\u00e9tat actuel des recherches, je ne remonte pas avant le cadastre de 1829, mais Claudie Chambat avait remont\u00e9 au XVIII\u00e8me si\u00e8cle o\u00f9 elle avait rep\u00e9r\u00e9 un premier mouvement de concentration fonci\u00e8re. Cadastre de 1829. Du Nord-Ouest au Sud-Est. En gras, les parcelles correspondant \u00e0 la Simone N\u00b0 Sup. (m2) usage propri\u00e9taire 1346 1460 vigne Etienne Martinenq, calfat \u00e0 Bayle 1344 2800 vigne Hyacinthe Denans, m\u00e9nager \u00e0 Audibert. 1243 840 vigne Joseph Laurent Verlaque, calfat er, Pourqueiron. 1284 16060 vigne Jean-Jacques Gambin, mar\u00e9chal de camp, Toulon. 1345 2300 vigne Jean S\u00e9bastien Pourquier, calfat er, Ferrin 1341 780 vigne Jean Baptiste Mabilli, calfat, Audibert. 1242 590 labour Toussaint Martinenq, forgeron \u00e0 Pascal 1327 3540 vigne Jean-Louis Gras, m\u00e9nager \u00e0 Reynier 1340 400 vigne Jean-Fran\u00e7ois Laugier, officier de sant\u00e9 \u00e0 Audibert. 1339 1120 vigne Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Etienne, boulanger \u00e0 Audibert 1238 500 labour Marie Mabilli (r\u00e9side \u00e0 Pascal) 1326 3080 labour Jean-Louis Gras, m\u00e9nager \u00e0 Reynier 1329 2020 vigne Jacques Richelme, cordonnier \u00e0 Simon. 1294 1160 vigne Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Etienne, boulanger \u00e0 Audibert 1325 1140 vigne Claire Audibert, veuve Daniel, Bayle. 1304 220 Labour Joseph Sigalon, cultivateur, Pourquier 1305 610 Pr\u00e9 Jean Laurent Lombard, propri\u00e9taire, Audibert 1295 890 Labour Jacques Richelme, cordonnier \u00e0 Simon. 1297 730 labour Jean-Fran\u00e7ois Laugier, officier de sant\u00e9 \u00e0 Audibert. 1299 1440 Pr\u00e9 Jean Laurent Lombard, propri\u00e9taire, Audibert 1290 134 Labour Jean-Fran\u00e7ois Laugier, officier de sant\u00e9 \u00e0 Audibert. 1291 160 Labour Joseph Espanet 1289 480 Labour Fran\u00e7ois Martinenq, ma\u00e7on \u00e0 Pascal 1285 1850 vigne Jean Joseph Fabre, gardien de marine, Audibert. 1286 1150 pr\u00e9 Jean Laurent Lombard, propri\u00e9taire, Audibert \/ La premi\u00e8re surprise concernant l\u2019occupation des sols dans la zone en 1829 est que, contrairement \u00e0 ce qui vient d\u2019\u00eatre \u00e9voqu\u00e9 quant au site, les abords de Simon ne sont pas utilis\u00e9s par des \u00e9leveurs mais sont un oc\u00e9an de vignes. En 1829, les parcelles qui seront plus tard rassembl\u00e9es dans la Simone des familles Paul\/G\u00e9rard sont alors presque enti\u00e8rement plant\u00e9es en vignes et appartient en gros pour moiti\u00e9 \u00e0 Jacques Richelme, un cordonnier qui r\u00e9sidait \u00e0 Simon (2020m2 partie sud-ouest) et au boulanger Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Estienne qui r\u00e9side alors \u00e0 Audibert (1120m2 dans la partie nord-ouest et 1160m2 dans la partie sud-est). Le mur qui existe encore aujourd\u2019hui correspond \u00e0 la limite entre la vigne de Jacques Richelme et celle de Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Etienne. Les parcelles qui correspondent au parking actuel, 1000 m2, sont des labours appartenant \u00e0 des habitants du hameau de Pascal. Jacques Richelme, n\u00e9 vers 1755, est un cordonnier originaire de la haute-vall\u00e9e du Verdon et il est l\u2019\u00e9poux d\u2019une Jaufret, originaire de la m\u00eame r\u00e9gion. Une de ses filles, Rose Anne Richelme, n\u00e9e \u00e0 Six-Fours en 1784, \u00e9pousera en 1806 un cordonnier originaire de Beauvezer. Les familles Richelme et Jauffret sont repr\u00e9sentatives d\u2019un courant migratoire cons\u00e9quent entre les ann\u00e9es 1750 et 1850 entre Six-Fours d\u2019une part et la haute vall\u00e9e du Verdon (Beauvezer, Thorame-Basse et Thorame-Haute surtout), courant migratoire nourri par la transhumance ovine et aussi bovine (transhumance inverse), ce qui explique le nombre important de bergers, mais aussi de laitiers et de cordonniers \u00e0 Six-Fours. Jacques Richelme r\u00e9side \u00e0 Audibert en 1787 alors que le cadastre de 1829 le recense \u00e0 Simon. Incertitudes ici&nbsp;: au XVIII\u00e8me si\u00e8cle, Simon semble avoir \u00e9t\u00e9 une d\u00e9pendance de Audibert, peut-\u00eatre une extension. L\u2019autre propri\u00e9taire important de Simon en 1829, le boulanger Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Estienne (suivant les actes, le patronyme est indiff\u00e9remment orthographi\u00e9 Estienne et Etienne), est n\u00e9 vers 1796. Son p\u00e8re, Louis Andr\u00e9 Estienne, ancien marin n\u00e9 vers 1762, veuf de C\u00e9cile Jouglas, vit avec lui (recensement de 1841 et Acte de D\u00e9c\u00e8s du 14 janvier 1843). Il est premier adjoint au maire depuis au moins 1841, maire par interim d\u00e9but juillet 1843, puis maire entre 1858 et 1860. Son fils, Laurent Jacques Robert Estienne a \u00e9t\u00e9 maire nomm\u00e9 de Six-Fours entre d\u00e9cembre 1869 et octobre 1870, puis de nouveau nomm\u00e9 entre f\u00e9vrier 1874 et octobre 1876 (\u00e9poque de l\u2019Ordre moral). &nbsp;Il s\u2019agit de notables et de notables conservateurs. Le hameau de Simon compte 24 habitants en 7 foyers en 1841 (pour comparaison, Bayle compte 29 habitants en 1841), pour trois \u00e0 cinq maisons ind\u00e9pendantes, parmi lesquels la famille Estienne (5 personnes, auxquelles il faut sans doute ajouter le foyer de Pauline Etienne, \u00e9pouse du cultivateur Jacques Andr\u00e9 Pascal). En 1856, Simon ne compte plus que 18 habitants (Bayle 31) en 4 foyers puis en 1876, \u00e0 la veille de l\u2019installation de la famille Paul, 20 habitants (Bayle 32) en 7 foyers et 7 maisons. Pour r\u00e9sumer, avant les ann\u00e9es 1880, Simon abrite 4 \u00e0 7 foyers et une vingtaine de personnes, pour un b\u00e2ti qui comprend quatre \u00e0 cinq maisons&nbsp;: le b\u00e2timent \u00e0 l\u2019entr\u00e9e ouest a en effet \u00e9t\u00e9 rajout\u00e9 par les Paul. Restent donc la ligne de trois maisons qui constitue Simon \u00e0 proprement parler (sur cette ligne, la maison la plus \u00e0 l\u2019Est est la plus r\u00e9cente), puis deux b\u00e2timents isol\u00e9s au sud-est. Vers 1900 ce hameau devient une r\u00e9sidence d\u2019\u00e9t\u00e9. \/ Avant 1930&nbsp;: la Simone des Paul Les Paul ont peu \u00e0 peu acquis les maisons et terrains dans les ann\u00e9es 1880\/1890. Aim\u00e9 Honnor\u00e9 Paul (1845-1921) est n\u00e9gociant \u00e0 Toulon o\u00f9 il exerce au 10 boulevard de Strasbourg, assez important pour avoir pr\u00e9sid\u00e9 un temps la Chambre de Commerce de la ville. Il r\u00e9side rue Gimelli, dans le quartier de la gare de Toulon qui a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre loti dans les ann\u00e9es 1850 et il recherche une r\u00e9sidence d\u2019\u00e9t\u00e9. Le 3 mai 1885, il ach\u00e8te aux Etienne qui \u00e9taient endett\u00e9s aupr\u00e8s de lui&nbsp;: \u00e0 Anne Claire Fabre d\u2019une part, veuve de Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Etienne&nbsp;; \u00e0 Laurent Robert Etienne et \u00e0 son \u00e9pouse Hortense Fabre d\u2019autre part. Laurent Robert Etienne est le fils de Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Etienne et de Anne Claire Fabre et il a \u00e9t\u00e9 maire de Six-Fours dans les ann\u00e9es 1870. Les Fabre avaient \u00e9galement \u00e9t\u00e9 possessionn\u00e9s dans le quartier d\u2019apr\u00e8s le cadastre de 1829. Sur le m\u00eame cadastre, Fran\u00e7ois Andr\u00e9 Etienne poss\u00e9dait les parcelles 1294 (sud-est) et 1339 (ouest), plant\u00e9es en vignes pour une superficie totale de pr\u00e8s de 2300 m2. La famille Paul continuera \u00e0 se livrer \u00e0 des achats dans la zone en 1887 (aupr\u00e8s de Curet), 1888 (Aillaud) ou 1893 (famille Gantelme) pour constituer un domaine d\u2019un seul tenant. C\u2019est sans doute \u00e0 ce moment que le hameau de Simon a peu \u00e0 peu commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre nomm\u00e9 la Simone. Un peu plus haut, dans le hameau de Patin, c\u2019est le moment o\u00f9 la propri\u00e9t\u00e9 du maire Joseph Raynaud a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre nomm\u00e9e \u2018campagne Raynaud\u2019 puis la Rayni\u00e8re. A ce stade, la propri\u00e9t\u00e9 est donc une r\u00e9sidence d\u2019\u00e9t\u00e9, mais elle abrite des habitants \u00e0 l\u2019ann\u00e9e et elle est cultiv\u00e9e par des fermiers. La famille Constant, du Brusc, pratiquait la culture de l\u00e9gumes dans la partie sud-ouest par exemple ou la famille Hugues dans les ann\u00e9es 1940. Cela explique les \u00e9quipements collectifs (les grands bassins qui servaient aux habitants de Simon et \u00e0 ceux d\u2019Audibert et la lessive&nbsp;; G\u00e9rard Delahaye se souvient que Mme Long, de Audibert, venait y faire sa lessive jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1960) et les usages collectifs (les cabinets ext\u00e9rieurs qui servent pour engraisser les terrains horticoles, comme le bassin qui se trouve au sud-ouest&nbsp;; la noria qui se trouve au dessus du puits ovo\u00efde). 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