{"id":76,"date":"2021-04-15T14:29:41","date_gmt":"2021-04-15T12:29:41","guid":{"rendered":"http:\/\/histoire-six-fours.fr\/?page_id=76"},"modified":"2021-05-17T11:40:52","modified_gmt":"2021-05-17T09:40:52","slug":"chronologie","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/index.php\/chronologie\/","title":{"rendered":"Br\u00e8ve Histoire de Six-Fours des origines \u00e0 nos jours"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Remarque pr\u00e9liminaire : de l\u2019Antiquit\u00e9 au XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle le \u00ab&nbsp;grand Six-Fours&nbsp;\u00bb comprend aussi La Seyne , Saint-Mandrier et m\u00eame, par moments, des portions de Sanary ou d\u2019Ollioules<\/em>.<br><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\"><strong>Six-Fours avant l&rsquo;Histoire : Premi\u00e8res occupations&#8230;<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/abri-prehist011.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-442\" width=\"338\" height=\"369\" srcset=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/abri-prehist011.jpg 905w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/abri-prehist011-275x300.jpg 275w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/abri-prehist011-768x838.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 338px) 100vw, 338px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Quelques traces int\u00e9ressantes d&rsquo;occupation pr\u00e9 ou protohistorique, des silex taill\u00e9s d\u00e9couverts en 1943 \u00e0 la Coudouli\u00e8re, les restes d\u2019un abri habit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e2ge du cuivre d\u00e9couvert en 1955 \u00e0 la pointe du Mal dormi par exemple, mais une occupation p\u00e9renne,\u00a0 m\u00eame durant l\u2019\u00e2ge du fer, demeure hypoth\u00e9tique.<br><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\"><strong>V\u00b0 av. J.-C. \u2013 V\u00b0 ap. J.-C.&nbsp;: Six-Fours dans l&rsquo;Antiquit\u00e9&nbsp;:<\/strong><br><strong>Aux Grecs de Massalia succ\u00e8dent les Romains\u2026<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Fin du V<sup>e <\/sup>si\u00e8cle<\/strong> av. J.-C. : <strong>Les Grecs de Marseille<\/strong>( Massalia alors cit\u00e9 grecque&nbsp;) cr\u00e9ent un<strong> site commercial au&nbsp; cap Mouret<\/strong>, site d\u00e9sert\u00e9 aux alentours de 350 av. J.-C.<br>Ces Grecs commercent avec les Ligures qui dominent l\u2019int\u00e9rieur du pays depuis le Mont Garou et la Courtine au-dessus d\u2019Ollioules, comme en t\u00e9moignent les restes de c\u00e9ramiques et les monnaies massaliotes.<br>A partir <strong>du III<sup>e <\/sup>si\u00e8cle av. J.-C.,<\/strong> les Grecs de Marseille cr\u00e9ent&nbsp; au Brusc le port de <strong>Tauroeis<\/strong> et sa citadelle, l\u2019implantation portuaire s\u2019\u00e9tendant, jusqu\u2019\u00e0 l&rsquo;\u00eele des Embiez. Les vestiges de cette p\u00e9riode, encore visibles au d\u00e9but du XX\u00b0 si\u00e8cle, ont disparu depuis, hormis un aqueduc souterrain au Brusc et des \u00e9paves \u00e9tudi\u00e9es par l\u2019arch\u00e9ologie sous-marine.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-Taureis-couleur-1024x771.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-700\" width=\"584\" height=\"439\" srcset=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-Taureis-couleur-1024x771.jpg 1024w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-Taureis-couleur-300x226.jpg 300w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-Taureis-couleur-768x578.jpg 768w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-Taureis-couleur-1140x858.jpg 1140w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-Taureis-couleur.jpg 1271w\" sizes=\"auto, (max-width: 584px) 100vw, 584px\" \/><figcaption>Illustration: Cahier du Patrimoine Ouest Varois n\u00b011, Foyer P. Singa,l 83110.<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>En <strong>125-124 avant J.C<\/strong>., <strong>les Romains<\/strong> interviennent dans la r\u00e9gion. Ils soutiennent leur alli\u00e9 marseillais dans une guerre contre les Ligures. A la suite de leur victoire, une bande c\u00f4ti\u00e8re d\u2019environ 5 km de large est laiss\u00e9e aux Marseillais tandis que les Romains commencent \u00e0 s\u2019installer dans l\u2019arri\u00e8re-pays.<br><br>Mais en<strong> 49 av. J.-C ,<\/strong>Marseille soutient Pomp\u00e9e contre Jules C\u00e9sar. Dans la baie de Tauro\u00e9is, la flotte marseillaise qui affronte la flotte de Brutus, partisan de C\u00e9sar, est battue\u2026<strong>Marseille vaincue c\u00e8de aux Romains la zone coti\u00e8re et Tauro\u00e9is\u00a0 qui devient Taurentum.<br><\/strong>Les Romains am\u00e9nagent alors cette bande coti\u00e8re qui recouvre l\u2019essentiel du Six-Fours actuel\u00a0:<br>Les terres agricole sont redistribu\u00e9es<a href=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/index.php\/2021\/05\/11\/reperes-le-grand-six-fours-et-ses-cadastres-antiques\/\" data-type=\"post\" data-id=\"566\"> en centuries carr\u00e9es de 50 ha, selon un cadastre orient\u00e9 N-25\u00b0Est,<\/a>\u00a0 probablement aux soldats romains d\u00e9mobilis\u00e9s, aux v\u00e9t\u00e9rans (mais les populations locales ne sont pas forc\u00e9ment exclues).<br>Aux I\u00b0 et II\u00b0 si\u00e8cles apr. J.-C, en particulier sous Auguste, c\u2019est tout l\u2019arri\u00e8re pays qui est mis en valeur , en particulier les plaines humides. Un nouveau cadastre orient\u00e9 N-1\u00b0 y partage les terres comme dans une grande partie de la nouvelle province de Narbonnaise. On\u00a0 retrouvera dans la r\u00e9gion les trois cultures principales de la m\u00e9diterran\u00e9e romaine\u00a0:Vignes, oliviers et c\u00e9r\u00e9ales.<br>(Les traces de ces deux cadastres se retrouvent encore dans le paysage\u00a0: chemin, limites parcellaires, murets et c\u2026)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hypoth\u00e8se (\u00e0 affiner) : Au premier si\u00e8cle ap J.C. le \u00ab&nbsp;grand Six-Fours&nbsp;\u00bb regrouperait 2000 \u00e0 3000 habitants<\/strong>, install\u00e9s en grande partie \u00e0 moins de 50 m d&rsquo;altitude, dans les plaines et les zones c\u00f4ti\u00e8res ou dans la citadelle m\u00eame de <strong>Tauroentum<\/strong>, port toujours actif \u00e0 l\u2019\u00e9poque romaine et bien plac\u00e9 sur les grands itin\u00e9raires maritimes&nbsp; o\u00f9 il est associ\u00e9 syst\u00e9matiquement \u00e0 Antibes, Olbia et Marseille.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Aux IV\u00b0 et V\u00b0 si\u00e8cles,&nbsp; le christianisme se diffuse en Provence<\/strong>. Religion auparavant pers\u00e9cut\u00e9e elle devient tol\u00e9r\u00e9e puis religion officielle de l\u2019Empire sous Th\u00e9odose en 394.<br>Pr\u00e9sente d\u2019abord dans les grandes cit\u00e9s (Marseille au III\u00b0si\u00e8cle) la religion chr\u00e9tienne gagne ensuite les petites cit\u00e9s ( Un premier \u00e9v\u00eaque connu \u00e0 Toulon en 441) puis les campagnes.<br>Aucun vestige ou monument attestant le christianisme \u00e0 Six Fours n\u2019a \u00e9t\u00e9 r\u00e9pertori\u00e9 pour cette p\u00e9riode<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\"><strong>VI\u00b0-X\u00b0 si\u00e8cles&nbsp;: la&nbsp; prosp\u00e9rit\u00e9 disparait avec l&rsquo;\u00e9croulement de l&#8217;empire romain :La Provence,&nbsp; entre le VIe et le Xe si\u00e8cle, est constamment pill\u00e9e et d\u00e9vast\u00e9e.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><br><strong>Les invasions se succ\u00e8dent d\u00e8s le&nbsp; V\u00b0 si\u00e8cle<\/strong>. Les Goths s\u2019installent en Provence et Odoacre d\u00e9pose en 476 le dernier empereur romain d\u2019occident. Suivront cinq si\u00e8cles d\u2019ins\u00e9curit\u00e9, de guerres et de pillages et d&rsquo;abandons des campagnes.<br>Six-Fours, certainement a \u00e9t\u00e9 victime de ce sombre bilan, mais nous en ignorons l&rsquo;importance et les d\u00e9tails, car une v\u00e9ritable \u00ab\u00a0nuit documentaire\u00a0\u00bb de plus de quatre si\u00e8cles nous r\u00e9duit \u00e0 de simples supputations. En effet, de la fin de l&rsquo;Antiquit\u00e9 au X<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, nous ne savons rien de Six-Fours ; toutefois , les plaines et les zones c\u00f4ti\u00e8res apparaissent abandonn\u00e9es (en partie ? totalement ?) et la population survivante s&rsquo;est probablement r\u00e9fugi\u00e9e sur les hauteurs (futur village m\u00e9di\u00e9val de Six-Fours).<br>Parmi les peuplades germaniques qui s\u2019affrontent pour dominer la Provence, <strong>les Francs&nbsp; devenus catholiques, vont s\u2019imposer progressivement avec l\u2019appui de l\u2019Eglise.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Aux IX\u00b0 et X\u00b0 si\u00e8cles, les pirates grecs, les Normands et les Sarrasins ravagent \u00e0 leur tour la Provence\u2026 Tout change avec la capture par les Sarrasins install\u00e9s dans les Maures de Mayeul, abb\u00e9 de Cluny, en <strong>972.<\/strong><br><strong>Le Comte de Provence , le franc Guillaume le lib\u00e9rateur r\u00e9ussit \u00e0 regrouper suffisamment d\u2019hommes pour vaincre les sarrasins. Surtout il pacifie le pays et distribue les terres vacantes \u00e0 ses guerriers<\/strong> et aux abbayes\u2026 Le vicomte de Marseille et&nbsp; l\u2019abbaye de Montmajour (implant\u00e9e \u00e0 Six Fours depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es)&nbsp; sont ainsi reconnus coseigneurs de Six-Fours o\u00f9 un premier ch\u00e2teau , probablement une simple tour entour\u00e9e d\u2019un rempart rudimentaire &nbsp;se trouve \u00e0 l\u2019emplacement du fort actuel.<br><strong>les campagnes revivent\u2026 le syst\u00e8me f\u00e9odal se met en place.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-guerriers-X\u00b0-2-867x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-698\" width=\"515\" height=\"608\" srcset=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-guerriers-X\u00b0-2-867x1024.jpg 867w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-guerriers-X\u00b0-2-254x300.jpg 254w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-guerriers-X\u00b0-2-768x907.jpg 768w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-guerriers-X\u00b0-2.jpg 901w\" sizes=\"auto, (max-width: 515px) 100vw, 515px\" \/><figcaption>Guerriers X\u00b0si\u00e8cle d&rsquo;apr\u00e8s manuscrit Biblioth\u00e8que nationale ms.lat.6 . Illustr. in Histoire de France Victor Duruy 1892. <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\"><strong>Six-Fours au Moyen Age (du X\u00b0 au XV\u00b0 si\u00e8cle)<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><br><strong>Un village perch\u00e9 et blotti autour de son ch\u00e2teau f\u00e9odal.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Des seigneurs qui changent du X<sup>e<\/sup> au XII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle <\/strong>:&nbsp;<br>D\u2019abord&nbsp; donc <strong>le vicomte de Marseille et l\u2019abbaye Saint Pierre de Montmajour (Arles<\/strong>) sont les seigneurs de ce ch\u00e2teau qui fait partie du comt\u00e9 de Toulon, un territoire aux limites impr\u00e9cises. L&rsquo;abbaye de Montmajour d&rsquo;Arles poss\u00e9dait&nbsp; aussi ses fermes,&nbsp; des salines aux Embiez et des p\u00eacheries, mais le plus gros de ses domaines se trouvaient dans la vall\u00e9e de l\u2019Argens \u00e0 l\u2019Est de Toulon.<br><strong>L\u2019abbaye Saint Victor de Marseille<\/strong>, en pleine expansion\u2026avec des domaines de plus en plus nombreux dans la r\u00e9gion de Six Fours ( St Jean des Crottes, St Nazaire, mais aussi l\u2019actuel Saint-Mandrier et le moulin Baudoin sur la Reppe ,etc) r\u00e9cup\u00e8re au d\u00e9but du XII\u00b0si\u00e8cle la part de seigneurie de Montmajour ainsi que ses terres sur Six Fours.<br>En 1156, nouveau trait\u00e9 cette fois avec les vicomtes de Marseille, Saint Victor devient l\u2019unique seigneur de Six Fours\u2026 et ses biens sont consid\u00e9rables. A cette occasion les limites de la seigneurie sont d\u00e9finies avec pr\u00e9cision et born\u00e9es. ( Cartulaire de St Victor acte 244)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>A partir du XI<sup>e <\/sup>si\u00e8cle<\/strong>:&nbsp; grands d\u00e9frichements, assainissement et expansion agricole. &nbsp;La zone de Six-Fours et Ollioules devient m\u00eame le&nbsp; grenier \u00e0 bl\u00e9 de la r\u00e9gion, d&rsquo;o\u00f9 <strong>une relative aisance.<br>En t\u00e9moignent non seulement des tombes et des c\u00e9ramiques mais aussi les deux monuments religieux qui n\u2019ont pas disparu depuis&nbsp;:<br><\/strong>La partie romane de la <strong>coll\u00e9giale Saint Pierre<\/strong>&nbsp;; construite \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur des remparts du vieux village vraisemblablement&nbsp; au XIII\u00b0 si\u00e8cle.<br><strong>La chapelle <a href=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/index.php\/2021\/04\/27\/histoire-de-six-fours\/\" data-type=\"post\" data-id=\"323\">Notre-Dame de P\u00e9piole<\/a> <\/strong>qui date probablement pour sa nef centrale du XI\u00b0 si\u00e8cle et pour le reste fin du XII\u00b0 ou du XIIIe si\u00e8cle (recherches en cours).<br>Les constructions m\u00e9di\u00e9vales du vieux Six-Fours dont l\u2019Eglise Ste Marie de la Courtine ont bien s\u00fbr disparu avec la construction du fort actuel fin XIX\u00b0.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au XIII\u00b0si\u00e8cle et au d\u00e9but du XIV\u00b0si\u00e8cle,<\/strong> le commerce s\u2019intensifie alors que la Provence est devenue un v\u00e9ritable \u00e9tat. En t\u00e9moignent les fragments de c\u00e9ramiques d\u2019origine plus lointaine Vall\u00e9e du Rh\u00f4ne, Italie\u2026 En1315, on compte alors 150 feux , soit environ 750 habitants r\u00e9sidant pour la plupart \u00e0 l\u2019abri des remparts autour du ch\u00e2teau.<br>Les malheurs du XIV\u00b0 si\u00e8cle frappent cependant la communaut\u00e9&nbsp;: disettes, famine, peste noire de 1348, guerres. La situation s&rsquo;est-elle am\u00e9lior\u00e9e par la suite ? Sans doute, mais de fa\u00e7on tr\u00e8s relative, car en&nbsp; 1471 (un si\u00e8cle plus tard !) Six-Fours ne compte que 475&nbsp; habitants.<br><br><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\"><strong>Fin XV\u00b0 &#8211; D\u00e9but XVII\u00b0 :<br>Deux si\u00e8cles de croissance et de relative prosp\u00e9rit\u00e9.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><strong><br>1486&nbsp; Rattachement de la Provence \u00e0 la France&nbsp;: Le d\u00e9veloppement de Toulon entraine la croissance voire la prosp\u00e9rit\u00e9 de Six-Fours pendant un si\u00e8cle et demi\u2026.<br><\/strong>Toutes les activit\u00e9s li\u00e9es \u00e0 la mer et au n\u00e9goce semblent se d\u00e9velopper au fur et \u00e0 mesure que le port de Toulon voit sa fonction militaire s\u2019affirmer. De plus en plus de six-fournais ont d\u00e9sormais des m\u00e9tiers li\u00e9s \u00e0 la mer&nbsp;: marins, capitaines, calfats, charpentiers de marine\u2026<br>T\u00e9moignent de la prosp\u00e9rit\u00e9 de Six-Fours les constructions d\u2019\u00e9glises ou de chapelles sur lacolline : St Roch 1521, Ste Croix 1525, Ste Elme 1556, Ste Barbe 1583,puis l\u2019agrandissement de la coll\u00e9giale Saint Pierre (Nef&nbsp; gothique tardif&nbsp;:1610).Pour ces lieux de cultes de nombreuses \u0153uvres d\u2019art sont command\u00e9es&nbsp;: Citons la statue de la vierge de P\u00e9piole ( fin XV\u00b0)le polyptyque de la Madone de Ludovico Brea (1520)ou la remise des clefs \u00e0 saint Pierre de Guillaume Gr\u00e8ve de (1624).<br>En t\u00e9moigne aussi la nouvelle enceinte achev\u00e9e en 1633 qui touchait d\u00e9sormais la coll\u00e9giale Saint Pierre en agrandissant le village de pr\u00e8s d\u2019un hectare.<br><strong>En 1593 le port de La Seyne est creus\u00e9<\/strong> et plusieurs familles six-fournaises se fixent aux alentours.<br><strong><br>Cette prosp\u00e9rit\u00e9 est cependant relative\u2026<\/strong> Comme ailleurs en France les intemp\u00e9ries et aussi les guerres entrainent des ann\u00e9es de crises&nbsp;: ann\u00e9es de disette voire de famine, ann\u00e9es aussi d\u2019\u00e9pid\u00e9mies&nbsp;: trois ann\u00e9es de disette et plusieurs guerres au XVI\u00b0si\u00e8cle, douze ann\u00e9es de disette et plusieurs \u00e9pid\u00e9mies au XVII\u00b0si\u00e8cle.<br><br><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le village de Six Fours fut aussi touch\u00e9 par les guerres de religion\u2026<\/strong><br>Il y avait tr\u00e8s peu de protestants dans cette partie de la Provence, mais apr\u00e8s la mort de Henri III en 1589 le fait que son successeur Henri IV soit protestant provoque l\u2019insurrection de la Ligue( catholiques extr\u00e9mistes), une v\u00e9ritable guerre civile commence dans la r\u00e9gion. Le village de Six-Fours apr\u00e8s Ollioules et Sanary se voit attaqu\u00e9, pris et occup\u00e9 par un groupe de ligueurs&nbsp;; \u00e0 leur t\u00eate Anthoine &nbsp;Boyer, auparavant capitaine et armateur d\u2019un petit navire marchand \u00e0 Sanary. En 1495 Henri IV abjure sa foi protestante\u2026 Anthoine Boyer se rallie \u00e0 lui et fait alors crier par les villageois \u00ab&nbsp;vive le Roi&nbsp;!\u00bb. Henri IV lui sera reconnaissant et lui donnera le ch\u00e2teau de Bandol et la concession des p\u00eacheries de la Ciotat \u00e0 Antibes.<\/p>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\"><strong>Milieu XVII\u00b0 &#8211; Fin XVIII\u00b0 :<br>Plus de deux si\u00e8cles de temps difficiles pour Six-Fours<\/strong>.<\/h2>\n\n\n\n<p><br><strong>Tout change pour Six Fours au milieu du XVII\u00b0si\u00e8cle\u2026<br><\/strong>Les habitants de <strong>La Seyne <\/strong>devenus nombreux refusent de continuer \u00e0 d\u00e9pendre de la Communaut\u00e9 ( commune) de Six_Fours et des obligations que celle-ci impose&nbsp;: en 1615 les consuls de la Communaut\u00e9 de Six Fours saisissent la justice pour obliger les Seynois \u00e0 venir cuire leur pain dans les fours \u00e0 pain du village fortifi\u00e9\u2026Il en \u00e9tait de m\u00eame pour l\u2019abattage des b\u00eates destin\u00e9es \u00e0 la boucherie\u2026 Mais la Justice royale donne raison aux Seynois en 1631 puis en 1636 les autorise \u00e0 \u00e9lire leurs repr\u00e9sentants communaux. Vingt ans plus tard La Communaut\u00e9 de la&nbsp; Seyne est officiellement s\u00e9par\u00e9e de celle de Six-Fours gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019appui apport\u00e9 par le Cardinal Mazarin alors abb\u00e9 de Saint Victor et ministre de Louis XIII. <strong>Six Fours perd son port et plus de la moiti\u00e9 de ses habitants\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dispersion de la population dans la plaine<\/strong><br>Le XVII\u00b0si\u00e8cle voit aussi, malgr\u00e9 l\u2019opposition de la Communaut\u00e9, un v\u00e9ritable exode des agriculteurs du village qui s\u2019installent dans la plaine en y fondant des hameaux aux maisons serr\u00e9es autour du puits commun qui marquent encore le paysage actuel. Une cinquantaine de hameaux sont fond\u00e9s par les &nbsp;vieilles familles six-fournaises et &nbsp;portent souvent leur nom .C\u2019est dans ces hameaux que se construisent d\u00e9sormais les chapelles&nbsp;: Notre Dame de Reynier en 1646, Notre Dame d\u2019Abondance aux Playes en 1674, Chapelle Saint Martin en 1678\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"798\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-hist-hameaux002-798x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-671\" srcset=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-hist-hameaux002-798x1024.jpg 798w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-hist-hameaux002-234x300.jpg 234w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-hist-hameaux002-768x986.jpg 768w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-hist-hameaux002-1196x1536.jpg 1196w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-hist-hameaux002-1140x1464.jpg 1140w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-hist-hameaux002.jpg 1388w\" sizes=\"auto, (max-width: 798px) 100vw, 798px\" \/><figcaption>Illustration Cahier du Patrimoines de l&rsquo;Ouest Varois n\u00b0 11<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><br><strong>Stagnation \u00e9conomique et d\u00e9mographique&nbsp;:(2\u00b0 moiti\u00e9 du XVII\u00b0 et XVIII\u00b0si\u00e8cle)&nbsp;.<br><\/strong>L\u2019essentiel de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique de Six-Fours redevient donc l\u2019agriculture et une agriculture qui peine \u00e0 se moderniser alors que les probl\u00e8mes climatiques s\u2019accentuent&nbsp;: s\u00e9cheresse l\u2019\u00e9t\u00e9 et hivers rigoureux\u2026( on parle de petit \u00e2ge glaciaire)Dont t\u00e9moigne l\u2019\u00e9volution de la population qui stagne&nbsp;: 2527 habitants en 1696, pr\u00e8s de 200 ans plus 2633 en 1886 deux si\u00e8cles plus tard\u2026<br><br><strong>La R\u00e9volution n\u2019\u00e9pargne pas Six-Fours.<br>(paragraphe en cours de travail&nbsp;: Recherches en cours)<br><\/strong>1789 voit d\u2019abord la r\u00e9daction du cahier de dol\u00e9ance du Tiers Etat de Six-Fours au moment des \u00e9lections aux Etats g\u00e9n\u00e9raux.&nbsp; Comme ailleurs l\u2019ancien conseil de la communaut\u00e9 c\u00e8de la place \u00e0 la nouvelle municipalit\u00e9 et les six-fournais participent aux \u00e9v\u00e8nements r\u00e9volutionnaires.<br>Cependant pillage des tr\u00e9sors de la coll\u00e9giale, destruction d\u2019une partie des archives de la communaut\u00e9, confiscation des objets de culte de l\u2019\u00e9glise de Reynier, transform\u00e9e en d\u00e9p\u00f4t de fourrage, vente des chapelles et des biens d\u2019\u00e9glise comme biens nationaux accompagnent le mouvement r\u00e9volutionnaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors du si\u00e8ge de Toulon en 1793, Bonaparte fait armer les batteries&nbsp; c\u00f4ti\u00e8res de la commune. La victoire des r\u00e9publicains provoque la fuite d\u2019un certain nombre de royalistes six-fournais. Le maire Joseph Beaussier, est ex\u00e9cut\u00e9<strong> (20 prairial an II-8 juin 1794)).<br><\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\"><strong>XIX\u00b0 si\u00e8cle&nbsp;: une d\u00e9mographie qui manque de dynamisme malgr\u00e9 une reprise des exportations de produits agricoles et une modernisation des infrastructures<\/strong>.<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"586\" src=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-histvx-six-four003-1024x586.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-670\" srcset=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-histvx-six-four003-1024x586.jpg 1024w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-histvx-six-four003-300x172.jpg 300w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-histvx-six-four003-768x440.jpg 768w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-histvx-six-four003-1536x879.jpg 1536w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-histvx-six-four003-2048x1172.jpg 2048w, https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/art-histvx-six-four003-1140x653.jpg 1140w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Illustration Cahier du Patrimoine de l&rsquo;Ouest &gt;Varois n\u00b011 \u00ab\u00a0Six-Fours\u00a0\u00bb<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><br><strong>Le glissement de la population vers la plaine<\/strong> s\u2019intensifie au cours du XIXe si\u00e8cle. La mairie actuelle est construite en 1831 \u00e0 Reynier, au c\u0153ur de la plaine. Des \u00e9coles sont cr\u00e9\u00e9es \u00e0 Reynier, aux Playes, au Brusc en attendant la construction d\u2019un groupe scolaire important pour l\u2019\u00e9poque en 1882-1884 \u00e0 Reynier.<br>&nbsp;Le \u00ab&nbsp;vieux Six-Fours&nbsp;\u00bb d\u00e9sormais, s\u2019\u00e9tiole et est pratiquement abandonn\u00e9 lorsqu\u2019en <strong>1875<\/strong> d\u00e9marre<strong> la construction du fort <\/strong>(achev\u00e9 en 1881) dominant&nbsp; notre commune.<\/p>\n\n\n\n<p>Des temps anciens&nbsp; ne subsistent plus aujourd\u2019hui que la coll\u00e9giale Saint Pierre ainsi que les ruines de la chapelle Saint Elme et le cimeti\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\"><strong>XX\u00b0 si\u00e8cle&nbsp;: un village qui devient&nbsp; la ville<\/strong>&#8230;<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Au d\u00e9but du si\u00e8cle, l\u2019entr\u00e9e dans la modernit\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Installation des premi\u00e8res distributions d\u2019eau publique (Reynier, 1896&nbsp;; le Brusc, 1903). Construction d\u2019un port priv\u00e9 en 1901 \u00e0 La Coudouri\u00e8re par les tuileries Romain Boyer en plein d\u00e9veloppement. <br>Cr\u00e9ation des coop\u00e9ratives agricole (1904) et vinicole (1924) <br>D\u00e9veloppement de nouveaux modes de transport&nbsp;: autobus, tramway assurant \u00e0 partir de 1917 le service des voyageurs de La Seyne jusqu\u2019au Beausset en passant par Reynier.<\/p>\n\n\n\n<p>Ouverture d\u2019un cin\u00e9ma \u00e0 Reynier en 1914.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019impact des deux guerres mondiales<\/strong>:<br><br><strong>Durant la premi\u00e8re guerre mondiale<\/strong>, soixante-six Six-Fournais <em>meurent pour la France <\/em>dans les combats des fronts occidental et oriental. En leur hommage est inaugur\u00e9 en 1922 un monument aux Morts situ\u00e9 \u00e0 la sortie du village de Reynier&nbsp; en direction de La Seyne, d\u00e9plac\u00e9 par la suite et est situ\u00e9 aujourd\u2019hui face \u00e0 la mairie, all\u00e9e Mar\u00e9chal de Lattre de Tassigny.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au cours de la seconde guerre mondiale<\/strong>, Six-Fours est occup\u00e9 \u00e0 partir de<strong> 1942<\/strong>, d\u2019abord par les Italiens puis par les Allemands qui installent de puissantes batteries anti-a\u00e9riennes sur le fort. Des fortifications, des batteries sont construites par l\u2019occupant en particulier le long du littoral, de larges zones, \u00e9vacu\u00e9es par leurs habitants, sont min\u00e9es, des maisons d\u00e9truites (les Lones, le Brusc\u2026). La commune n\u2019\u00e9chappe pas aux bombardements jusqu\u2019\u00e0 sa lib\u00e9ration le <strong>25 ao\u00fbt 1944 <\/strong>par les troupes de la 1\u00b0 arm\u00e9e fran\u00e7aise du g\u00e9n\u00e9ral de Lattre d\u00e9barqu\u00e9es dix jours plus t\u00f4t seulement \u00e0 Fr\u00e9jus, troupes aid\u00e9es par la R\u00e9sistance locale.<br>Quatre ans plus tard, Six-Fours re\u00e7oit la Croix de Guerre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le basculement, une urbanisation galopante.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Amorc\u00e9 au d\u00e9but du si\u00e8cle, le changement s\u2019intensifie au sortir des deux conflits mondiaux, la commune s\u2019orientant progressivement vers <strong>le tourisme<\/strong>, ce dont t\u00e9moigne d\u2019ailleurs sa d\u00e9nomination (Six-Fours la Plage en&nbsp; 1923, Six-Fours les Plages en 1973).<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Bourgade semi-rurale pendant toute la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle (4750 habitants en 1946), Six-Fours devient par la suite l\u2019une des communes les plus peupl\u00e9es de l\u2019agglom\u00e9ration toulonnaise (32&nbsp;741 h en 1999). Face \u00e0 la croissance de sa population (9&nbsp;000 h en 1962 plus de 20&nbsp;000 en 1975)&nbsp; li\u00e9e \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des <strong>rapatri\u00e9s d\u2019Alg\u00e9rie<\/strong> au cours des ann\u00e9es soixante, au d\u00e9veloppement du tourisme, la commune connait une urbanisation spectaculaire. Immeubles et r\u00e9sidences secondaires couvrent le territoire communal, noyant progressivement les anciens quartiers et provoquant le recul de l\u2019espace rural. La ville se dote de nombreux \u00e9quipements collectifs (scolaires, sportifs, culturels).<\/p>\n    <div class=\"masteqr-postwarpper\" id=\"masteqr-wrap69e189a0ae3bc\"><div style=\"text-align:center\" id=\"masteqr-post69e189a0ae3bc\" class=\"masteqr-post\"  data-size=\"100\" data-content=\"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/76\"><\/div><div class =\"mqrbtnalign\" style=\"    display: flex;justify-content:center\"><div style=\"width:100px;display:flex;align-items: center;justify-content: center;font-size: small\">\n                <\/div><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Remarque pr\u00e9liminaire : de l\u2019Antiquit\u00e9 au XVIIe si\u00e8cle le \u00ab&nbsp;grand Six-Fours&nbsp;\u00bb comprend aussi La Seyne , Saint-Mandrier et m\u00eame, par moments, des portions de Sanary ou d\u2019Ollioules. Six-Fours avant l&rsquo;Histoire : Premi\u00e8res occupations&#8230; Quelques traces int\u00e9ressantes d&rsquo;occupation pr\u00e9 ou protohistorique, des silex taill\u00e9s d\u00e9couverts en 1943 \u00e0 la Coudouli\u00e8re, les restes d\u2019un abri habit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e2ge du cuivre d\u00e9couvert en 1955 \u00e0 la pointe du Mal dormi par exemple, mais une occupation p\u00e9renne,\u00a0 m\u00eame durant l\u2019\u00e2ge du fer, demeure hypoth\u00e9tique. V\u00b0 av. J.-C. \u2013 V\u00b0 ap. J.-C.&nbsp;: Six-Fours dans l&rsquo;Antiquit\u00e9&nbsp;:Aux Grecs de Massalia succ\u00e8dent les Romains\u2026 Fin du Ve si\u00e8cle av. J.-C. : Les Grecs de Marseille( Massalia alors cit\u00e9 grecque&nbsp;) cr\u00e9ent un site commercial au&nbsp; cap Mouret, site d\u00e9sert\u00e9 aux alentours de 350 av. J.-C.Ces Grecs commercent avec les Ligures qui dominent l\u2019int\u00e9rieur du pays depuis le Mont Garou et la Courtine au-dessus d\u2019Ollioules, comme en t\u00e9moignent les restes de c\u00e9ramiques et les monnaies massaliotes.A partir du IIIe si\u00e8cle av. J.-C., les Grecs de Marseille cr\u00e9ent&nbsp; au Brusc le port de Tauroeis et sa citadelle, l\u2019implantation portuaire s\u2019\u00e9tendant, jusqu\u2019\u00e0 l&rsquo;\u00eele des Embiez. Les vestiges de cette p\u00e9riode, encore visibles au d\u00e9but du XX\u00b0 si\u00e8cle, ont disparu depuis, hormis un aqueduc souterrain au Brusc et des \u00e9paves \u00e9tudi\u00e9es par l\u2019arch\u00e9ologie sous-marine. En 125-124 avant J.C., les Romains interviennent dans la r\u00e9gion. Ils soutiennent leur alli\u00e9 marseillais dans une guerre contre les Ligures. A la suite de leur victoire, une bande c\u00f4ti\u00e8re d\u2019environ 5 km de large est laiss\u00e9e aux Marseillais tandis que les Romains commencent \u00e0 s\u2019installer dans l\u2019arri\u00e8re-pays. Mais en 49 av. J.-C ,Marseille soutient Pomp\u00e9e contre Jules C\u00e9sar. Dans la baie de Tauro\u00e9is, la flotte marseillaise qui affronte la flotte de Brutus, partisan de C\u00e9sar, est battue\u2026Marseille vaincue c\u00e8de aux Romains la zone coti\u00e8re et Tauro\u00e9is\u00a0 qui devient Taurentum.Les Romains am\u00e9nagent alors cette bande coti\u00e8re qui recouvre l\u2019essentiel du Six-Fours actuel\u00a0:Les terres agricole sont redistribu\u00e9es en centuries carr\u00e9es de 50 ha, selon un cadastre orient\u00e9 N-25\u00b0Est,\u00a0 probablement aux soldats romains d\u00e9mobilis\u00e9s, aux v\u00e9t\u00e9rans (mais les populations locales ne sont pas forc\u00e9ment exclues).Aux I\u00b0 et II\u00b0 si\u00e8cles apr. J.-C, en particulier sous Auguste, c\u2019est tout l\u2019arri\u00e8re pays qui est mis en valeur , en particulier les plaines humides. Un nouveau cadastre orient\u00e9 N-1\u00b0 y partage les terres comme dans une grande partie de la nouvelle province de Narbonnaise. On\u00a0 retrouvera dans la r\u00e9gion les trois cultures principales de la m\u00e9diterran\u00e9e romaine\u00a0:Vignes, oliviers et c\u00e9r\u00e9ales.(Les traces de ces deux cadastres se retrouvent encore dans le paysage\u00a0: chemin, limites parcellaires, murets et c\u2026) Hypoth\u00e8se (\u00e0 affiner) : Au premier si\u00e8cle ap J.C. le \u00ab&nbsp;grand Six-Fours&nbsp;\u00bb regrouperait 2000 \u00e0 3000 habitants, install\u00e9s en grande partie \u00e0 moins de 50 m d&rsquo;altitude, dans les plaines et les zones c\u00f4ti\u00e8res ou dans la citadelle m\u00eame de Tauroentum, port toujours actif \u00e0 l\u2019\u00e9poque romaine et bien plac\u00e9 sur les grands itin\u00e9raires maritimes&nbsp; o\u00f9 il est associ\u00e9 syst\u00e9matiquement \u00e0 Antibes, Olbia et Marseille. Aux IV\u00b0 et V\u00b0 si\u00e8cles,&nbsp; le christianisme se diffuse en Provence. Religion auparavant pers\u00e9cut\u00e9e elle devient tol\u00e9r\u00e9e puis religion officielle de l\u2019Empire sous Th\u00e9odose en 394.Pr\u00e9sente d\u2019abord dans les grandes cit\u00e9s (Marseille au III\u00b0si\u00e8cle) la religion chr\u00e9tienne gagne ensuite les petites cit\u00e9s ( Un premier \u00e9v\u00eaque connu \u00e0 Toulon en 441) puis les campagnes.Aucun vestige ou monument attestant le christianisme \u00e0 Six Fours n\u2019a \u00e9t\u00e9 r\u00e9pertori\u00e9 pour cette p\u00e9riode VI\u00b0-X\u00b0 si\u00e8cles&nbsp;: la&nbsp; prosp\u00e9rit\u00e9 disparait avec l&rsquo;\u00e9croulement de l&#8217;empire romain :La Provence,&nbsp; entre le VIe et le Xe si\u00e8cle, est constamment pill\u00e9e et d\u00e9vast\u00e9e. Les invasions se succ\u00e8dent d\u00e8s le&nbsp; V\u00b0 si\u00e8cle. Les Goths s\u2019installent en Provence et Odoacre d\u00e9pose en 476 le dernier empereur romain d\u2019occident. Suivront cinq si\u00e8cles d\u2019ins\u00e9curit\u00e9, de guerres et de pillages et d&rsquo;abandons des campagnes.Six-Fours, certainement a \u00e9t\u00e9 victime de ce sombre bilan, mais nous en ignorons l&rsquo;importance et les d\u00e9tails, car une v\u00e9ritable \u00ab\u00a0nuit documentaire\u00a0\u00bb de plus de quatre si\u00e8cles nous r\u00e9duit \u00e0 de simples supputations. En effet, de la fin de l&rsquo;Antiquit\u00e9 au Xe si\u00e8cle, nous ne savons rien de Six-Fours ; toutefois , les plaines et les zones c\u00f4ti\u00e8res apparaissent abandonn\u00e9es (en partie ? totalement ?) et la population survivante s&rsquo;est probablement r\u00e9fugi\u00e9e sur les hauteurs (futur village m\u00e9di\u00e9val de Six-Fours).Parmi les peuplades germaniques qui s\u2019affrontent pour dominer la Provence, les Francs&nbsp; devenus catholiques, vont s\u2019imposer progressivement avec l\u2019appui de l\u2019Eglise. Aux IX\u00b0 et X\u00b0 si\u00e8cles, les pirates grecs, les Normands et les Sarrasins ravagent \u00e0 leur tour la Provence\u2026 Tout change avec la capture par les Sarrasins install\u00e9s dans les Maures de Mayeul, abb\u00e9 de Cluny, en 972.Le Comte de Provence , le franc Guillaume le lib\u00e9rateur r\u00e9ussit \u00e0 regrouper suffisamment d\u2019hommes pour vaincre les sarrasins. Surtout il pacifie le pays et distribue les terres vacantes \u00e0 ses guerriers et aux abbayes\u2026 Le vicomte de Marseille et&nbsp; l\u2019abbaye de Montmajour (implant\u00e9e \u00e0 Six Fours depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es)&nbsp; sont ainsi reconnus coseigneurs de Six-Fours o\u00f9 un premier ch\u00e2teau , probablement une simple tour entour\u00e9e d\u2019un rempart rudimentaire &nbsp;se trouve \u00e0 l\u2019emplacement du fort actuel.les campagnes revivent\u2026 le syst\u00e8me f\u00e9odal se met en place. Six-Fours au Moyen Age (du X\u00b0 au XV\u00b0 si\u00e8cle) Un village perch\u00e9 et blotti autour de son ch\u00e2teau f\u00e9odal. Des seigneurs qui changent du Xe au XIIe si\u00e8cle :&nbsp;D\u2019abord&nbsp; donc le vicomte de Marseille et l\u2019abbaye Saint Pierre de Montmajour (Arles) sont les seigneurs de ce ch\u00e2teau qui fait partie du comt\u00e9 de Toulon, un territoire aux limites impr\u00e9cises. L&rsquo;abbaye de Montmajour d&rsquo;Arles poss\u00e9dait&nbsp; aussi ses fermes,&nbsp; des salines aux Embiez et des p\u00eacheries, mais le plus gros de ses domaines se trouvaient dans la vall\u00e9e de l\u2019Argens \u00e0 l\u2019Est de Toulon.L\u2019abbaye Saint Victor de Marseille, en pleine expansion\u2026avec des domaines de plus en plus nombreux dans la r\u00e9gion de Six Fours ( St Jean des Crottes, St Nazaire, mais aussi l\u2019actuel Saint-Mandrier et le moulin Baudoin sur la Reppe ,etc) r\u00e9cup\u00e8re au d\u00e9but du XII\u00b0si\u00e8cle la part de seigneurie de Montmajour ainsi que ses terres sur Six Fours.En 1156, nouveau trait\u00e9 cette fois avec les vicomtes de Marseille, Saint Victor devient l\u2019unique seigneur de Six Fours\u2026 et ses biens sont consid\u00e9rables. A cette occasion les limites de la seigneurie sont d\u00e9finies avec pr\u00e9cision et born\u00e9es. ( Cartulaire de St Victor acte 244) A partir du XIe si\u00e8cle:&nbsp; grands d\u00e9frichements, assainissement et expansion agricole. &nbsp;La zone de Six-Fours et Ollioules devient m\u00eame le&nbsp; grenier \u00e0 bl\u00e9 de la r\u00e9gion, d&rsquo;o\u00f9 une relative aisance.En t\u00e9moignent non seulement des tombes et des c\u00e9ramiques mais aussi les deux monuments religieux qui n\u2019ont pas disparu depuis&nbsp;:La partie romane de la coll\u00e9giale Saint Pierre&nbsp;; construite \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur des remparts du vieux village vraisemblablement&nbsp; au XIII\u00b0 si\u00e8cle.La chapelle Notre-Dame de P\u00e9piole qui date probablement pour sa nef centrale du XI\u00b0 si\u00e8cle et pour le reste fin du XII\u00b0 ou du XIIIe si\u00e8cle (recherches en cours).Les constructions m\u00e9di\u00e9vales du vieux Six-Fours dont l\u2019Eglise Ste Marie de la Courtine ont bien s\u00fbr disparu avec la construction du fort actuel fin XIX\u00b0. Au XIII\u00b0si\u00e8cle et au d\u00e9but du XIV\u00b0si\u00e8cle, le commerce s\u2019intensifie alors que la Provence est devenue un v\u00e9ritable \u00e9tat. En t\u00e9moignent les fragments de c\u00e9ramiques d\u2019origine plus lointaine Vall\u00e9e du Rh\u00f4ne, Italie\u2026 En1315, on compte alors 150 feux , soit environ 750 habitants r\u00e9sidant pour la plupart \u00e0 l\u2019abri des remparts autour du ch\u00e2teau.Les malheurs du XIV\u00b0 si\u00e8cle frappent cependant la communaut\u00e9&nbsp;: disettes, famine, peste noire de 1348, guerres. La situation s&rsquo;est-elle am\u00e9lior\u00e9e par la suite ? Sans doute, mais de fa\u00e7on tr\u00e8s relative, car en&nbsp; 1471 (un si\u00e8cle plus tard !) Six-Fours ne compte que 475&nbsp; habitants. Fin XV\u00b0 &#8211; D\u00e9but XVII\u00b0 :Deux si\u00e8cles de croissance et de relative prosp\u00e9rit\u00e9. 1486&nbsp; Rattachement de la Provence \u00e0 la France&nbsp;: Le d\u00e9veloppement de Toulon entraine la croissance voire la prosp\u00e9rit\u00e9 de Six-Fours pendant un si\u00e8cle et demi\u2026.Toutes les activit\u00e9s li\u00e9es \u00e0 la mer et au n\u00e9goce semblent se d\u00e9velopper au fur et \u00e0 mesure que le port de Toulon voit sa fonction militaire s\u2019affirmer. De plus en plus de six-fournais ont d\u00e9sormais des m\u00e9tiers li\u00e9s \u00e0 la mer&nbsp;: marins, capitaines, calfats, charpentiers de marine\u2026T\u00e9moignent de la prosp\u00e9rit\u00e9 de Six-Fours les constructions d\u2019\u00e9glises ou de chapelles sur lacolline : St Roch 1521, Ste Croix 1525, Ste Elme 1556, Ste Barbe 1583,puis l\u2019agrandissement de la coll\u00e9giale Saint Pierre (Nef&nbsp; gothique tardif&nbsp;:1610).Pour ces lieux de cultes de nombreuses \u0153uvres d\u2019art sont command\u00e9es&nbsp;: Citons la statue de la vierge de P\u00e9piole ( fin XV\u00b0)le polyptyque de la Madone de Ludovico Brea (1520)ou la remise des clefs \u00e0 saint Pierre de Guillaume Gr\u00e8ve de (1624).En t\u00e9moigne aussi la nouvelle enceinte achev\u00e9e en 1633 qui touchait d\u00e9sormais la coll\u00e9giale Saint Pierre en agrandissant le village de pr\u00e8s d\u2019un hectare.En 1593 le port de La Seyne est creus\u00e9 et plusieurs familles six-fournaises se fixent aux alentours.Cette prosp\u00e9rit\u00e9 est cependant relative\u2026 Comme ailleurs en France les intemp\u00e9ries et aussi les guerres entrainent des ann\u00e9es de crises&nbsp;: ann\u00e9es de disette voire de famine, ann\u00e9es aussi d\u2019\u00e9pid\u00e9mies&nbsp;: trois ann\u00e9es de disette et plusieurs guerres au XVI\u00b0si\u00e8cle, douze ann\u00e9es de disette et plusieurs \u00e9pid\u00e9mies au XVII\u00b0si\u00e8cle. Le village de Six Fours fut aussi touch\u00e9 par les guerres de religion\u2026Il y avait tr\u00e8s peu de protestants dans cette partie de la Provence, mais apr\u00e8s la mort de Henri III en 1589 le fait que son successeur Henri IV soit protestant provoque l\u2019insurrection de la Ligue( catholiques extr\u00e9mistes), une v\u00e9ritable guerre civile commence dans la r\u00e9gion. Le village de Six-Fours apr\u00e8s Ollioules et Sanary se voit attaqu\u00e9, pris et occup\u00e9 par un groupe de ligueurs&nbsp;; \u00e0 leur t\u00eate Anthoine &nbsp;Boyer, auparavant capitaine et armateur d\u2019un petit navire marchand \u00e0 Sanary. En 1495 Henri IV abjure sa foi protestante\u2026 Anthoine Boyer se rallie \u00e0 lui et fait alors crier par les villageois \u00ab&nbsp;vive le Roi&nbsp;!\u00bb. Henri IV lui sera reconnaissant et lui donnera le ch\u00e2teau de Bandol et la concession des p\u00eacheries de la Ciotat \u00e0 Antibes. Milieu XVII\u00b0 &#8211; Fin XVIII\u00b0 :Plus de deux si\u00e8cles de temps difficiles pour Six-Fours. Tout change pour Six Fours au milieu du XVII\u00b0si\u00e8cle\u2026Les habitants de La Seyne devenus nombreux refusent de continuer \u00e0 d\u00e9pendre de la Communaut\u00e9 ( commune) de Six_Fours et des obligations que celle-ci impose&nbsp;: en 1615 les consuls de la Communaut\u00e9 de Six Fours saisissent la justice pour obliger les Seynois \u00e0 venir cuire leur pain dans les fours \u00e0 pain du village fortifi\u00e9\u2026Il en \u00e9tait de m\u00eame pour l\u2019abattage des b\u00eates destin\u00e9es \u00e0 la boucherie\u2026 Mais la Justice royale donne raison aux Seynois en 1631 puis en 1636 les autorise \u00e0 \u00e9lire leurs repr\u00e9sentants communaux. Vingt ans plus tard La Communaut\u00e9 de la&nbsp; Seyne est officiellement s\u00e9par\u00e9e de celle de Six-Fours gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019appui apport\u00e9 par le Cardinal Mazarin alors abb\u00e9 de Saint Victor et ministre de Louis XIII. Six Fours perd son port et plus de la moiti\u00e9 de ses habitants\u2026 Dispersion de la population dans la plaineLe XVII\u00b0si\u00e8cle voit aussi, malgr\u00e9 l\u2019opposition de la Communaut\u00e9, un v\u00e9ritable exode des agriculteurs du village qui s\u2019installent dans la plaine en y fondant des hameaux aux maisons serr\u00e9es autour du puits commun qui marquent encore le paysage actuel. Une cinquantaine de hameaux sont fond\u00e9s par les &nbsp;vieilles familles six-fournaises et &nbsp;portent souvent leur nom .C\u2019est dans ces hameaux que se construisent d\u00e9sormais les chapelles&nbsp;: Notre Dame de Reynier en 1646, Notre Dame d\u2019Abondance aux Playes en 1674, Chapelle Saint Martin en 1678\u2026 Stagnation \u00e9conomique et d\u00e9mographique&nbsp;:(2\u00b0 moiti\u00e9 du XVII\u00b0 et XVIII\u00b0si\u00e8cle)&nbsp;.L\u2019essentiel de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique de Six-Fours redevient donc l\u2019agriculture et une agriculture qui peine \u00e0 se moderniser alors que les probl\u00e8mes climatiques s\u2019accentuent&nbsp;: s\u00e9cheresse l\u2019\u00e9t\u00e9 et hivers rigoureux\u2026( on parle de petit \u00e2ge glaciaire)Dont t\u00e9moigne l\u2019\u00e9volution de la population qui stagne&nbsp;: 2527 habitants en 1696, pr\u00e8s de 200 ans plus 2633 en 1886 deux si\u00e8cles plus tard\u2026 La R\u00e9volution n\u2019\u00e9pargne pas Six-Fours.(paragraphe en cours de travail&nbsp;: Recherches en cours)1789 voit d\u2019abord la r\u00e9daction du cahier de dol\u00e9ance du Tiers Etat de Six-Fours au moment des \u00e9lections aux Etats g\u00e9n\u00e9raux.&nbsp; Comme ailleurs l\u2019ancien conseil de la communaut\u00e9 c\u00e8de la place \u00e0 la nouvelle municipalit\u00e9 et les six-fournais participent aux \u00e9v\u00e8nements r\u00e9volutionnaires.Cependant pillage des tr\u00e9sors de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-76","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/76","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=76"}],"version-history":[{"count":18,"href":"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/76\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":706,"href":"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/76\/revisions\/706"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/histoire-six-fours.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=76"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}